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22.11.2007

Jupe, bottines, col fourrure

J’ai les yeux humides, à tant écrire. Je sors, toute à ma joie douce, violente. L’air est bleu tourterelle, je suis un peu parfumée. Garée en face de chez moi, une série de camions de la gendarmerie. Les hommes sont beaux, debout sur le trottoir, dans leur uniforme ajusté, leurs protections rigides et dépliantes des épaules aux poignets, des chevilles aux cuisses. Je marche, mes talons rendent mes fesses enlevées, légèrement dansantes. Je me sens si tranquille et gaie. Vous êtes craquante, me dit au passage un jeune homme. Merci, cela suffit à mon bonheur.
Je rentre à la maison, j’ouvre la fenêtre. Cette nuit on voyait bien les étoiles, et là le ciel est une grande île flottante. Je referme, j’entends des pas dans l’escalier.  Je suis seule, c’est le silence. Je ne sais pas pourquoi j’ai tant de chance.