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29.11.2007
Les chanteurs de l'aurore
Couleurs voletantes, les geais, partout. Mésanges, leur nid dans le mur de ma chambre. (p.17)
Autour de la maison, d’une forêt à l’autre, passages de la buse à la large voilure, plus au loin entre les plans successifs des montagnes, de sommet en sommet, vautours fauves plus immobiles et vites encore dans leur vol spiralant. (id)
Autour de la maison, d’une forêt à l’autre, passages de la buse à la large voilure, plus au loin entre les plans successifs des montagnes, de sommet en sommet, vautours fauves plus immobiles et vites encore dans leur vol spiralant. (id)

Les chanteurs de l’aurore, de leur bec de leur gorge ils chantent dans mon corps. (p.18)
Je me souviens du courlis à la patte brisée que nous avions ramassé, mes frères et moi, entre les hautes herbes du pré marécageux de monsieur Dyeux. Notre mère qui adorait les oiseaux lui avait mis une attelle et nous, on fouillait la terre à la recherche de vers à lui faire avaler. Il est mort au bout de quelques jours, ce joli petit échassier aussi doux que son nom. De même qu’un peu plus tard le bébé chouette pour lequel nous avions confectionné un nid de fortune mais qui ne voulait rien manger. La vie terrestre s’est enfuie de lui, sans doute était-ce trop bas pour lui chez nous, et il n’est plus resté de ce gros oisillon qu’un petit tas de duvet, comme d’un ange qui nous aurait réclamé de retourner au ciel. (p.56)
Je suis autour de lui, il est autour de moi, l’autour est un oiseau, il plane sur nos lèvres et entre dans nos bouches, mon bel amour et moi pour s’envoler on a de belles plumes, douces cruelles et dures, on s’aime. (p.77)
nos rois sont les oiseaux (p79)
Sous la pluie fine le long du fleuve, tout autour du grand jet de Genève, je tourne, tourne dans le bienheureux vide où se balancent lentement des cygnes, des canards et des forêts de mâts (p.81)
entre deux paons déployant leur somptueuse queue (p.88)
Telle un oiseau je suis entrée dans ta maison, cette infernale prison, et je n’ai eu de cesse de trouver une sortie, te fuyant affolée tout en désirant à en mourir que tu réussisses à me prendre dans ta paume pour me libérer. (p.101)
du côté cour de mon immeuble où fut un coq d’outre-monde (p.113)
partout dans mon corps des oiseaux chantaient et pépiaient et me becquetaient et me chatouillaient des ailes (p.144)
le cri du vautour fauve et celui de la perdrix des neiges (p.145)
Je passais des heures immobile à observer la nature, les oiseaux, le ciel. (p.147)
Je me souviens du courlis à la patte brisée que nous avions ramassé, mes frères et moi, entre les hautes herbes du pré marécageux de monsieur Dyeux. Notre mère qui adorait les oiseaux lui avait mis une attelle et nous, on fouillait la terre à la recherche de vers à lui faire avaler. Il est mort au bout de quelques jours, ce joli petit échassier aussi doux que son nom. De même qu’un peu plus tard le bébé chouette pour lequel nous avions confectionné un nid de fortune mais qui ne voulait rien manger. La vie terrestre s’est enfuie de lui, sans doute était-ce trop bas pour lui chez nous, et il n’est plus resté de ce gros oisillon qu’un petit tas de duvet, comme d’un ange qui nous aurait réclamé de retourner au ciel. (p.56)
Je suis autour de lui, il est autour de moi, l’autour est un oiseau, il plane sur nos lèvres et entre dans nos bouches, mon bel amour et moi pour s’envoler on a de belles plumes, douces cruelles et dures, on s’aime. (p.77)
nos rois sont les oiseaux (p79)
Sous la pluie fine le long du fleuve, tout autour du grand jet de Genève, je tourne, tourne dans le bienheureux vide où se balancent lentement des cygnes, des canards et des forêts de mâts (p.81)
entre deux paons déployant leur somptueuse queue (p.88)
Telle un oiseau je suis entrée dans ta maison, cette infernale prison, et je n’ai eu de cesse de trouver une sortie, te fuyant affolée tout en désirant à en mourir que tu réussisses à me prendre dans ta paume pour me libérer. (p.101)
du côté cour de mon immeuble où fut un coq d’outre-monde (p.113)
partout dans mon corps des oiseaux chantaient et pépiaient et me becquetaient et me chatouillaient des ailes (p.144)
le cri du vautour fauve et celui de la perdrix des neiges (p.145)
Je passais des heures immobile à observer la nature, les oiseaux, le ciel. (p.147)

je parlais aux oiseaux, aux arbres, aux nuages, au vent, à tout (p.198)
un midi, Florent et moi, médusés, avons assisté à l’arrivée d’une escadrille de soixante-dix vautours fauves au-dessus de notre grange (p.199)
attendant que mon oiseau fantastique vînt m’arracher de là (p.206)
Une nouvelle fois je suis descendue du train de nuit La Palombe bleue… Un nom qui me rappelle la chasse à laquelle j’ai assisté un jour dans la forêt des Landes, du matin au soir dans le labyrinthe d’une interminable palombière, où des chasseurs singuliers chaque année appellent la tourterelle en imitant son doux roucoulement. Une chasse comme une capture amoureuse, où l’on veille le ciel en espérant l’oiseau, une chasse à mort différée. La chasse est belle, la suite l’est moins… Moi j’ai toujours préféré les oiseaux en liberté. (p.209)
Sur les cinq fils électriques qui surplombaient la ruine et traçaient une portée, des oiseaux se sont disposés, puis mis à chanter. (p.211)
J’ai pris une chambre à l’hôtel des Oiseaux (p.228)
De leurs chants aigus les oiseaux découpaient l’air aux ciseaux, leurs becs finissaient de bien dépecer la nuit, réduire à néant ses lambeaux. (p.233)
Il lui sembla que c’était son nom que les oiseaux lui avaient pris (id)
Leur bavardage fait un bruit de volière lointaine, des myriades de mots qui se chevauchent et se perdent en sons de gorge, claquements de becs, cris et soupirs indifférenciés dans le lent ballet de leurs corps en rut. (p.259)
Les poules se sont mises à caqueter, la sonnerie a retenti, et il a fallu se lever. (p.271)
Je pense aux oiseaux. Les mésanges charbonnières, les huppes, les chardonnerets, les troglodytes du jardin de mon enfance. Les mouettes dans le sillage du bac, d’un bord à l’autre du large estuaire. Les mésanges bleues, les pinsons, les corneilles, les buses, les rouge-queue, les rouge-gorge solitaires autour de ma grange. Étendue toute droite dans le noir, les yeux ouverts, je vois des oiseaux s’enfoncer dans la vaste lumière, la crever pour ouvrir le passage. Puis viennent les vautours fauves. (p.338)
le silence se faisait si exigeant que j’ai arrêté de chanter, pour laisser toute la place aux discrètes et précises enluminures des pépiements d’oiseaux (341-342)
une toute petite plume dont une moitié décline un noir-gris rouge et l’autre des rayures bleues et noires ; je sais très bien de quel oiseau elle vient (p.343)
j’ai vu un vautour posé sur le piton le plus pointu et le plus aride du massif (p.345)
il y a deux étés j’ai parlé avec un rouge-gorge. J’ai vu de nouveau un rouge-gorge, c’est un oiseau pas peureux (p.347)
Le vautour mange la mort. Là se trouve la vérité (p.354)
Est-il possible de dire : « Le vautour est heureux » ? (p.355)
Sur une branche basse du hêtre, cet arbre encore jeune auprès duquel j’étais revenue si souvent faire silence après l’accident, se tenait un rouge-gorge. Il m’adressa un pépiement, je lui dis bonjour. Le rouge-gorge est un oiseau solitaire, mais il ne répugne pas à approcher les êtres humains. Alors je me suis mise à lui parler (p.355)
(in Forêt profonde)
23:00 Publié dans Dans le Temps, journal | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature






