« Les chanteurs de l'aurore | Page d'accueil | S’engloutir »
01.12.2007
Omerta
Magnifique colère de Juan Asensio ce matin : Un silence assourdissant sur l’assassinat d’Anne-Lorraine. Oui, ainsi en est-il de notre temps, en notre pays, ici et maintenant : on baisse la tête devant le crime, on tremble devant les criminels. Le journaliste, le citoyen ordinaires s’inclinent au fond de leur boutique devant l’organisation mafieuse de la pensée unique. De bas en haut de la société, ceux qui détiennent un quelconque pouvoir par la force brute de leurs muscles, de leurs armes ou de leur position peuvent s’en servir avec la plus parfaite abjection, nul n’osera réagir qu’en baissant les yeux. C’est une maladie mortelle qui gangrène nos âmes dans tous les aspects de notre vie. Je la dénonçais déjà dans mon roman Lilith : ça commence à la crèche, à l’école maternelle. Personne ne veut punir les enfants violents. L’esprit psy, nouvelle religion, qui entend tout expliquer des pires comportements humains et ce faisant finit par tout justifier, cette nouvelle bien-pensance dont toute personne chargée de l’éducation des enfants est imprégnée, ce système de pensée qui a voulu désaveugler Œdipe s’est très perversement retourné en aveuglement tragique de l’homme sur lui-même.
J’ai vu un enfant de moins de trois ans se faire mordre au visage à plusieurs reprises jusqu’au sang, non par un rottweiler mais par un autre enfant de son âge, à l’école maternelle de la rue Saint-Benoît dans le sixième arrondissement de Paris, fréquentée par des enfants on ne peut plus favorisés. Cet enfant d’une grande douceur en était réduit à vivre dans la terreur pendant les récréations. Que répondait à ses parents l’équipe pédagogique ? Qu’il ne faut pas traumatiser les enfants mordeurs. L’exemple n’est pas isolé, c’est une mère de quatre enfants qui écrit ici, une femme qui a connu bien des crèches, des écoles et d’autres enfants victimes de cette véritable maltraitance imposée aux petits d’hommes par des parents et enseignants paralysés par leur religion freudienne. Maltraitance envers les enfants violents autant qu’envers leurs victimes, car ce dont a besoin un être humain en faute, quel que soit son âge, c’est que soit reconnue sa faute, et qu’il soit traité en conséquence. Sans quoi il ne lui reste qu’à fuir en avant dans la répétition de sa faute, désespérant d’obtenir un regard juste sur ses actes. Le châtiment du criminel est la première charité à lui accorder. Avant de pardonner à Ali Agça, Jean-Paul II ne s’est pas opposé à ce que la Justice fasse son devoir envers lui.
Aujourd’hui la puissante bien-pensance s’oppose à la castration des criminels sexuels comme à la détection des jeunes enfants violents, alors que le phénomène s’amplifie de façon tout à fait alarmante. L’idéologie règne et paralyse toute tentative d’action. L’homme progressiste est un aveugle forcené qui fait bloc, un immense bloc de bêtise et de déshonneur, une mare insane qui tente d’engloutir toute la société, et au-delà d’elle, l’esprit humain, si l’on ose encore employer ces deux mots.
J’ai vu un enfant de moins de trois ans se faire mordre au visage à plusieurs reprises jusqu’au sang, non par un rottweiler mais par un autre enfant de son âge, à l’école maternelle de la rue Saint-Benoît dans le sixième arrondissement de Paris, fréquentée par des enfants on ne peut plus favorisés. Cet enfant d’une grande douceur en était réduit à vivre dans la terreur pendant les récréations. Que répondait à ses parents l’équipe pédagogique ? Qu’il ne faut pas traumatiser les enfants mordeurs. L’exemple n’est pas isolé, c’est une mère de quatre enfants qui écrit ici, une femme qui a connu bien des crèches, des écoles et d’autres enfants victimes de cette véritable maltraitance imposée aux petits d’hommes par des parents et enseignants paralysés par leur religion freudienne. Maltraitance envers les enfants violents autant qu’envers leurs victimes, car ce dont a besoin un être humain en faute, quel que soit son âge, c’est que soit reconnue sa faute, et qu’il soit traité en conséquence. Sans quoi il ne lui reste qu’à fuir en avant dans la répétition de sa faute, désespérant d’obtenir un regard juste sur ses actes. Le châtiment du criminel est la première charité à lui accorder. Avant de pardonner à Ali Agça, Jean-Paul II ne s’est pas opposé à ce que la Justice fasse son devoir envers lui.
Aujourd’hui la puissante bien-pensance s’oppose à la castration des criminels sexuels comme à la détection des jeunes enfants violents, alors que le phénomène s’amplifie de façon tout à fait alarmante. L’idéologie règne et paralyse toute tentative d’action. L’homme progressiste est un aveugle forcené qui fait bloc, un immense bloc de bêtise et de déshonneur, une mare insane qui tente d’engloutir toute la société, et au-delà d’elle, l’esprit humain, si l’on ose encore employer ces deux mots.
12:55 Publié dans Dans le Temps, journal | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature







