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04.12.2007
Dans les grands courants blancs
Cette nuit je me suis endormie en écoutant le vent, bienheureuse, dans le chant du vent, dans l’amour du vent qui enveloppe tous ceux qu’il aime. Quand le réveil a sonné ce matin, je venais d’un rêve où j’avais longuement, vivement, facilement, roulé à VTT, filant tout droit au milieu d’un très beau désert blanc et bosselé ; aboutissant dans une immense cathédrale lumineuse, où j’assistais à une messe ; toute une population était présente, moi j’étais assise seule sur un haut siège dans une travée ; au retour je passais par un marché paisiblement animé, où tout s’échangeait sans monnaie, on me donnait un morceau de pure soie bleue dont les extrémités, non ourlées mais déchirées, avaient la sensualité du vivant.
O s’est levé, je suis restée un moment dans le lit, chaude dans ma nudité, à savourer l’air frais qui m’entrait au visage par la fenêtre grand ouverte, à contempler le bleu velouté de la nuit finissante, écouter les premiers oiseaux dans la cour ; un très long vol de mouettes est passé en criant, c’est rare, toute cette énergie blanche dans le jour qui se lève.
Plus tard je reviendrai parler de ce livre de Peter Hoeg que j’ai fini de lire hier soir, et dont j’ai donné une citation à mesure que je la lisais. J’y ai trouvé quelque chose.
O s’est levé, je suis restée un moment dans le lit, chaude dans ma nudité, à savourer l’air frais qui m’entrait au visage par la fenêtre grand ouverte, à contempler le bleu velouté de la nuit finissante, écouter les premiers oiseaux dans la cour ; un très long vol de mouettes est passé en criant, c’est rare, toute cette énergie blanche dans le jour qui se lève.
Plus tard je reviendrai parler de ce livre de Peter Hoeg que j’ai fini de lire hier soir, et dont j’ai donné une citation à mesure que je la lisais. J’y ai trouvé quelque chose.
08:29 Publié dans Dans le Temps, journal | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature







