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09.12.2007
La fiancée du prince
O, parti pour Marrakech, m’appelle de l’aéroport. Le chauffeur de taxi, me dit-il, était un jeune marocain, « beau comme un prince du désert », dont la fiancée travaille dans un restaurant de Marrakech. O va lui apporter des roses rouges de sa part. « C’est Dieu qui t’envoie », dit le jeune homme à O.
Juste avant, à la maison, nous parlions du Langage sous toutes ses formes comme forme de Dieu, et notamment de ce que les Indiens Ashaninca ont dit à Jeremy Narby, à propos de leur savoir sur les vertus des plantes, qu’ils ne tiendraient pas de l’expérimentation mais de communications qui leur seraient faites pendant leurs transes par le « Serpent cosmique ».
Quand nous sommes partis vivre au Maroc avec nos tout jeunes enfants, il y a quelques années, le chauffeur de taxi qui nous emmena à la gare, d’où nous devions rejoindre notre voiture, se révéla être un père de famille d’origine marocaine, qui faisait le trajet tous les ans pour le sud du pays où nous allions aussi, et nous indiqua ainsi le meilleur itinéraire pour traverser Espagne et Maroc – ce qui tombait parfaitement bien, car nous partions sans cartes.
En réalité, ce genre de choses nous arrive constamment, et bien sûr de beaucoup plus étonnantes, il suffit d’être un peu attentif pour s’en apercevoir. Je lis le livre de Vassililis Alexakis sur le mont Athos, je reviens très bientôt en parler. À moment donné, il se demande si la calligraphie byzantine doit quelque chose à la calligraphie arabe. J’ai été très intéressée par cette calligraphie, au monastère Saint Jean O Theologos, cet été, en recopiant le début de l’évangile de Jean tel qu’il était écrit sur une icône, avec des lettres encastrées. À travers tout ces faits, ma pensée suit son cours, j’y reviendrai une autre fois, et O va peut-être me ramener des bijoux pour danser.
Juste avant, à la maison, nous parlions du Langage sous toutes ses formes comme forme de Dieu, et notamment de ce que les Indiens Ashaninca ont dit à Jeremy Narby, à propos de leur savoir sur les vertus des plantes, qu’ils ne tiendraient pas de l’expérimentation mais de communications qui leur seraient faites pendant leurs transes par le « Serpent cosmique ».
Quand nous sommes partis vivre au Maroc avec nos tout jeunes enfants, il y a quelques années, le chauffeur de taxi qui nous emmena à la gare, d’où nous devions rejoindre notre voiture, se révéla être un père de famille d’origine marocaine, qui faisait le trajet tous les ans pour le sud du pays où nous allions aussi, et nous indiqua ainsi le meilleur itinéraire pour traverser Espagne et Maroc – ce qui tombait parfaitement bien, car nous partions sans cartes.
En réalité, ce genre de choses nous arrive constamment, et bien sûr de beaucoup plus étonnantes, il suffit d’être un peu attentif pour s’en apercevoir. Je lis le livre de Vassililis Alexakis sur le mont Athos, je reviens très bientôt en parler. À moment donné, il se demande si la calligraphie byzantine doit quelque chose à la calligraphie arabe. J’ai été très intéressée par cette calligraphie, au monastère Saint Jean O Theologos, cet été, en recopiant le début de l’évangile de Jean tel qu’il était écrit sur une icône, avec des lettres encastrées. À travers tout ces faits, ma pensée suit son cours, j’y reviendrai une autre fois, et O va peut-être me ramener des bijoux pour danser.
20:40 Publié dans Dans le Temps, journal | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature






