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15.01.2008

Éclaireuses

C’est grâce au paradis qui est dans ma tête que mon corps se plait avec elle. Ma tête dispose d’un couple d’éclaireuses, mes mains, qu’à tout moment elle peut envoyer en reconnaissance. « Toi, pendant que l’autre écrit, va voir un peu sous le tissu si ma peau est toujours aussi douce… soupeser mes seins… les libérer un peu de l’étreinte du soutien-gorge… masse doucement… Voilà, c’est bien. Viens ma bonne paume, viens jusqu’à mon visage, que mes narines sentent, que ma langue goûte les secrets de ma chair bien-aimée ! »
Toujours quand je m’endors je veux que tu me tiennes le sexe, et si tu ne peux pas le faire, ma main le fait pour toi. Que tu me tiennes bien solidement, tu vois ? Pour ne pas qu’il s’envole, parce que je crois qu’il a des ailes, et moi je veux qu’il reste dans ta main. N’oublie pas s’il te plait, n’oublie pas, et si tu sens ses ailes se déplier caresse-le doucement, mon oiseau. Sens-tu son cœur gonfler d’amour, qui bat si fort ? Mon oiseau, mon buisson, ma forêt, mon oisillon. O mon aimé, entre ton doigt dans mon sillon, que je chante !