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16.01.2008
Ma vie libre
C’est Charles-Eric Hauguel qui, ayant lu dans Metro ma tribune libre « Vertu de la précarité », m’a contactée pour me dire qu’il trouvait dans mes écrits disponibles sur Internet, une tonalité qui lui rappelait celle de Jean-Paul II, dont il connaît tous les textes. Nous nous sommes rencontrés, et c’est lui qui m’a incitée à écrire ce livre sur Lourdes, et mise en contact avec Frédéric Boyer, chez Bayard (Frédéric qui vient de publier une nouvelle traduction somptueuse des « Aveux » de saint Augustin). Ce fut une chance, je voulais le faire, tout s'est déroulé en sorte que je puisse le faire et tout continue avec le même à-propos du "destin".
Hier un peu avant minuit quelqu'un que je connais m’appelle, me recommande de ne pas me laisser récupérer, dans cette affaire de Lourdes. Ah, camarade, tu connais mal la « papesse de la littérature érotique », comme ils disent ! Qui m’a jamais récupérée ? J’ai connu un succès international et bruyant avec mon premier livre, et alors, qu’est-ce que ça m’a fait ? Rien, je suis restée l’étournelle que j’étais, ne vois-tu pas que je suis toujours là avec ma parole d’idiote, blogueuse parmi les autres ?
Les médias sont les macs d’une foule d’écrivains, d’intellectuels et d’artistes tout prêts à arpenter le trottoir pour eux, qui non contents de faire travailler ceux d’aujourd’hui vendent aussi les morts : Picasso est désormais une voiture, Mozart du riz, cette pauvre Beauvoir un cul cellulité et retouché dans une salle de bains… Vois-tu, chaque fois qu’on m’a demandé de montrer mon cul j’ai refusé, et Simone aurait sûrement fait de même. Je l’ai montré quand je l’ai voulu, moi. Vois-tu mon ami, il en est du cul comme il en est de l’esprit, l’un et l’autre peuvent se vendre mais mon esprit comme mon cul demeure et demeurera toujours libre, car il demeure en Dieu, il y demeurait même quand je ne le savais pas, et je voue une éternelle reconnaissance à l’homme qui sans le vouloir vraiment m’a fait comprendre un jour que cette phrase de Simone Weil me concernait, comme elle concerne beaucoup d’hommes et de femmes : « Ceux qui aiment Dieu sans le savoir, Dieu les aime ». Je montre mon corps tel que Dieu me l’a fait, ni refait comme celui de toutes les « artistes » d’aujourd’hui, ni retouché comme font les magazines, ni pour autant négligé, mon corps de femme entière qui se tient, sur lequel nul ne mettra la main sans que j’en sois d’accord. Vois-tu, parlant de mon corps je parle de mon esprit. Nul ne peut y mettre ses sales pattes impunément – j’accepte volontiers les excuses quand elles me sont présentées car je vis en Dieu, j’aime régler mes problèmes avec les hommes d’homme à homme devant Dieu, mais qui fuit Dieu et les hommes, je le conduis au tribunal (je parle là du pillage de mes écrits, je t’expliquerai).
J’ai hâte de me retrouver à Assouan, où je sais que des poèmes m’attendent.
13:50 Publié dans Dans le Temps, journal | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature







