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20.02.2008

Aimée

Les voies de Dieu ne sont pas nécessairement impénétrables. Il est possible de les reconnaître à travers soi, sa propre histoire. Je vais où Il m’envoie et j’ai toute confiance, même quand Il me fait emprunter des chemins barrés, embroussaillés d’épines ou envahis de fleurs luxuriantes à travers lesquelles je dois passer. Lui obéissant, je ne fais pas de faute, même si j’emprunte des passages que les hommes croient interdits ou mauvais. Judas en nous doit être vivant et racheté. Pas de résurrection du Christ sans lui, mais si nous écoutons Dieu en nous, le principe de trahison qu’est Judas, toujours nécessaire, n’est plus nuisible. Il se met, aussi en douceur que possible, au service du dévoilement de la vérité. Car il n’est pas d’amour, de vérité ni de vie, sans trahison toujours renouvelée envers toute la part du passé qui s’est encroûtée. Obéir à cet exigence participe de la croix, non du péché. Pas d’eau claire sans perpétuel renouvellement et dépôt d’alluvions, je suis la rivière, fidèle infidèle, qui jamais deux fois dans la même eau ne vous baigne, tout en restant la même.