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24.02.2008
Bien-armée

Certaines personnes avec lesquelles j’avais de bons rapports se sont complètement détournées de moi. Comme je ne leur ai absolument rien fait ni dit qui puisse justifier le début d’une telle attitude, comme ces personnes se sont mises à m’ignorer totalement sans me dire pourquoi, et comme je n’ai pas envie de m’abaisser à le leur demander, je veux simplement dire qu’abandonner quelqu’un sur un jugement superficiel et rapide ou sur la foi de médisances est un comportement parfaitement méprisable.
Tout le monde le sait, voilà à quoi servent les crises : révéler le fond des uns et des autres. La vérité doit être crucifiée, telle est la loi ordinaire des hommes. Après la violence honteuse déchaînée contre moi par Pierre Assouline et quelques autres sbires des réseaux de mes adversaires (Pierre Assouline, que j’ai ensuite contacté par l’intermédiaire du service de presse de Gallimard pour lui demander poliment de bien vouloir m’accorder une conversation, n’a jamais daigné répondre), ce fut le travail de sape, anonyme ou muet, pour tenter d’achever de me démolir.
J’ai dit hier à Béatrice que j’avais toujours fui le milieu littéraire, et que je ne le supportais plus du tout. (C’est un peu la raison pour laquelle j’ai finalement renoncé à donner un texte au Grand Souffle pour leur recueil sur la révolution, si honorables que soient leurs auteurs, je ne peux écrire dans la promiscuité). Elle m’a dit que j’avais raison, que l’on se porte mieux d’éviter les marécages, et elle a ajouté en riant « et maintenant tu as des amis dans l’Eglise ! » Ah oui, j’ai dit, je vais demander à mon ami le pape d’excommunier l’adversaire ! En vérité, comme toujours, c’est le temps qui jugera.
Mon avocat m’a dit que l’assignation en justice (la nouvelle version tenant compte de mes remarques sur quelques imprécisions) serait prête dans la semaine qui vient. Ah, Me Sauvage, que vous êtes long ! Mais à cause de votre nom je vous pardonne, puis parce que c’est un travail complexe, et parce que j’ai toute confiance en vous et en Me Pierrat, qui avez rédigé avec beaucoup de vigueur pour exposer l’ampleur de la falsification.
Demain, mon secret, mon cœur, mon arme secrète.
Piero della Francesca, Polyptique des Augustiniens
19:28 Publié dans Dans le Temps, journal | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature






