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19.03.2008
Devoir d’humanité
Il y a trois façons d’être sauvé : dans son corps, dans son cœur, et dans son esprit.
Le plus grave est de ne pouvoir redresser un esprit tordu ou abattu.
Le plus douloureux est de ne pouvoir guérir un cœur blessé.
Le corps souvent se dévoue pour alléger le fardeau de l’esprit et du cœur, prendre sur lui une part de leur maladie, parfois toute la part. Mais il arrive pire : c’est qu’un autre être se charge de nos maux, par l’esprit, par le cœur ou par le corps, ou par les trois à la fois.
Nous nous croyons justifiés dans notre égoïsme satisfait parce que nous oublions celui qui porte le fardeau, en nous-même ou en autrui pour nous. Si chacun de nous ne lutte pas à pas contre le mal, le mal s’étend tel un cancer et se termine en crime contre l’humanité.
Nous prenons une douche chaque matin, mais nous ne sommes pas assez attentifs à entretenir la propreté de notre cœur et de notre esprit. Nous sommes les jardiniers de notre être, et ce n’est pas tant des herbes sauvages qu’il faut le protéger – à chaque jardin son visage -, que de la pollution, du manque d’eau et de soleil. Il faut se laver les yeux de l’âme chaque jour, pour ne salir ni autrui ni soi-même quand nous les regardons.
09:38 Publié dans Dans le Temps, journal | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : littérature, spiritualité







