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19.03.2008
Nus devant le ciel
Le vide s’étendait des quatre côtés de l’escalier. J’ai vu le gouffre, puis j’ai choisi de regarder vers le haut. D’entre les nuages, le ciel s’est ouvert en rayons d’or qui m’ont portée et emportée, puis ramenée sur terre. J’ai regardé autour de moi. Avant que le vertige ne me reprenne, j’ai senti dans ma main la rampe douce et ferme de l’Homme, que je tiens bien.
[Léon Spilliaert, Le Vertige]
10:32 Publié dans Dans le Temps, journal | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : littérature







