10.09.2008

Lettre au pape

Voici une lettre qui devrait être transmise à Benoît XVI dans les heures qui viennent. Qui s'y retrouve peut la reprendre !

 


Très Saint Père,

Dans une vive conscience de ce que vous êtes et représentez, je veux vous adresser un profond merci.

Merci de venir nous voir dans notre pays, la France, fille aînée que l’Église contribua à élever jusqu’au plein développement de son esprit, de sa beauté, de son rayonnement.

Nous savons tous ce que « fille aînée » signifie, l’inscription dans le temps que porte ce terme et la responsabilité qu’il implique, tant à l’égard des parents que de la fratrie, et au-delà, de la descendance. La petite Bernadette, qui vit à Lourdes l’Immaculée Conception, était elle aussi une fille aînée, assez solide et sérieuse pour parvenir à établir la vérité du message que lui confia cette Dame à laquelle sont dédiées sur notre terre tant d’églises et de cathédrales. Si cette enfant joyeuse parvint au bout de sa mission,  c’est parce qu’elle sut conserver son humilité, qui est la virginité de l’âme, en même temps que sa force morale, son courage et sa grâce.

Merci de venir à Lourdes et à Notre-Dame de Paris.

Que les siècles reprennent vie sous vos pas, que nous nous rappelions l’histoire du peuple d’où nous venons, ce peuple aux multiples origines qui avança dans le temps, malgré heurts et malheurs, grâce à la force de l’Esprit, présente aussi en Marie, aimée des hommes de toutes confessions.

Que nous ayons le cœur de vous entendre, de nous tourner vers « Cela » dont nous nous sommes souvent détournés, Cela qui nous appelle à grandir.

Que nous sachions entrer chaque jour en résistance contre le matérialisme qui nous occupe - au sens où il nous affaire, et au sens où notre esprit se trouve occupé par ses représentations comme peut l’être un pays par une puissance étrangère.

Ce mal est mondial, mais « où croît le péril croît aussi ce qui sauve », a dit un poète, et dans un tel monde ne peut que renaître le désir de l’homme de guérir en retrouvant un libre chemin vers Dieu.

Très Saint Père, votre parole haute et lumineuse augmente encore ma confiance, et mon désir de voir renouvelée la vie par le Christ dans le cœur des hommes.

Que le Ciel continue de vous guider, nous vous suivons avec attention, et vous assurons notre soutien aimant et notre plus grand respect.

Alina Reyes