15.12.2008

Ainsi souffle déjà ici le parfum d'un temps nouveau

DSC02580.JPGDSC02586.JPGDSC02576.JPG"Le pape Benoît XVI a rassuré ce dimanche tous ceux qui, comme à l'époque des premiers chrétiens, tendent à associer les calamités et catastrophes en tous genres, à un retour imminent du Christ. « La ‘proximité' de Dieu n'est pas une question d'espace et de temps, mais une question d'amour : l'amour rapproche ! », a-t-il expliqué...", nous rapporte ici Zénit.

Oui, il a rassuré, donné une parole de pape. Et je me rappelle celle, très belle aussi et un peu plus complexe, de Josef Ratzinger, par exemple dans son livre La théologie de l'Histoire de saint Bonaventure.

Voici un extrait de la conclusion de cet ouvrage :

"Au point de fuite de sa théologie de l'histoire se trouve le mot même par lequel Augustin conclut son oeuvre apparentée et pourtant si différente, La Cité de Dieu - le mot paix : "Et alors, ce sera la paix." Mais cette paix est devenue chez Bonaventure plus proche de la terre. Ce n'est pas cette paix sans fin dans l'éternité de Dieu et qui suivra la fin de ce monde ; c'est une paix que Dieu établira sur cette terre elle-même qui a vu tant de sang et de larmes, comme s'il voulait montrer au moins à la fin comment cela aurait pu et dû être en réalité d'après son plan. Ainsi souffle déjà ici le parfum d'un temps nouveau, dans lequel le désir de la gloire de l'autre monde est recouvert par un profond amour pour cette terre, sur laquelle nous vivons."

images : la crèche à Notre-Dame de Paris, cet après-midi, disposée devant un écran de nuages mouvants, et surmontée de scènes de la vie du Messie qui s'allument progressivement.