05.10.2009
Pantins, putains, et money de singes
Les lecteurs de demain auront sous les yeux le beau spectacle de certaine collusion moisie de l’édition et de la presse, en constatant que maintes affaires de plagiat sont reprises par beaucoup de journaux, voire par tous les journaux – voir dans la note ci-dessous le procès intenté au réalisateur de Séraphine, ou en 2007 la grosse histoire du « plagiat psychique » dont Camille Laurens accusa Marie Darrieussecq. Et que d’autres affaires sont soigneusement tues, tel le procès intenté par moi-même (et bien documenté) à Yannick Haenel et à Gallimard, qui n’a pas reçu le moindre écho dans la presse, seulement des attaques perverses contre moi sur Internet, alors que j’étais affolée de détresse, de douleur, d’isolement.
Le lecteur de demain saura, j’y ai veillé, de quelles manœuvres de grand banditisme haineux tout cela s’est accompagné, s’accompagne, quelles fort nombreuses complicités se sont lâchement liguées par intérêt mercantile ou crasse bêtise – sans parler de l’attribution de prix divers, sous l’égide de tel ou tel parrain papa, à tel ou tel fiston spirituel mal embarqué : il faut bien que l’argent paie les âmes vendues…
Le lecteur d’aujourd’hui a toujours le droit d’être attentif et de s’interroger. Car attenter à la parole, c’est violer l’être humain.
photos : avant-hier place d’Italie, manif pour la liberté de la presse, menacée en Italie par Berlu le pantin de ses démons, qui ne veut pas que soient révélées ses turpitudes en tous genres ;
et ici sur Paroles des jours.
10:14 Publié dans Faux prophètes | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : littérature
04.10.2009
Kleptos, mythos, tribunaux
L’affaire du procès pour plagiat intenté par Alain Vircondelet au réalisateur et aux producteurs de Séraphine me rappelle ce jeune cinéaste qui me demanda des entretiens à plusieurs reprises à propos de mon roman Lilith, me fit lire son premier projet qui reprenait beaucoup de ce roman… mais ne voulait pas demander les droits à mon éditeur, estimant que son film ne serait pas vraiment pareil que mon livre.
J’ai eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises des nègres – comme on sait, l’édition en fourmille. Ils disent tous la même chose, qu’ils mettent leur plume au service de n’importe quelle vedette ou d’un prétendu écrivain : ces gens-là s’approprient le livre qu’ils n’ont pas écrit au point de croire mordicus qu’ils l’ont bel et bien écrit eux-mêmes, et tout seuls. C’est le syndrome du mythomane. Qui gangrène maintenant toute l’édition, puisque même des romans qui se veulent littéraires, même des auteurs qui se veulent authentiques, sont ou se font l’objet de trafics d’écriture, toujours pour le commerce et la visibilité médiatique.
Le problème du mythomane, c’est qu’il ne peut rien construire de vrai, de profond, de durable. Il peut faire illusion, oui, c’est toute sa logique de faire illusion, de s’illusionner d’abord lui-même. Et malheureusement, bien souvent d’illusionner aussi les autres. Quand je suis allée voir Séraphine, lors de sa sortie, j’ai tout de suite vu et dit sa fausseté. Les gens ne comprenaient pas comment je pouvais critiquer un film si charmant, n’est-ce pas, avec ces belles images, ce personnage si touchant, etc. Or une œuvre peut être à la fois bien faite et fausse. Si l’esprit qui y préside est faux ou faussé, elle est tout entière fausse, et par là, nuisible, d’autant plus nuisible que personne ou presque ne voit sa fausseté, sa nocivité. Ainsi tout le monde s’habitue au faux, le prend pour vrai, et rejette le vrai vrai avec frayeur.
Quelqu’un qui n’est pas honnête avec lui-même et avec autrui, qui se persuade qu’il ne fait pas le mal quand il le fait, un tel être, mortellement clivé, contribue à enraciner le mensonge dans le monde. D’un tel être il ne peut rien sortir de bon, autant qu’il demeure en cet état, ne se retourne pas sur lui-même, n’éclaire pas sa conscience. Un tel être nie autrui, dans l’intégrité de sa vie, de sa parole, de son corps. Un tel être est complice du système d’aliénation de la société, qui ne cesse de sévir tous les jours dans tous les domaines.
Ch., qui a commencé à lire Forêt profonde, me conseille « une véritable merveille », Le traducteur kleptomane, recueil de nouvelles de Dezso Kosztolanyi. Voyez vous-même ces impeccables pages extraites du livre (trouvées sur le site de son éditeur, Viviane Hamy) : le traducteur kleptomane, de Kosztolanyi.pdf
Au moins ce kleptomane a-t-il le bon goût de soigner sa traduction… Il est d’autres façons de vandaliser une œuvre, c’est de lui faire dire délibérément, sournoisement, ce qu’elle ne dit pas. Certains, ici ou là, s’amusent aussi à ça avec tel ou tel de mes livres, comme avec d’autres. Misère de ceux qui se sentent menacés par la vérité comme les vampires par la lumière de l’aube.
photo : manifestation, place d'Italie, ce samedi après-midi, pour la liberté de la presse en Italie
20:38 Publié dans Faux prophètes | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : littérature
28.06.2009
La condition déshumaine
Les porcs se roulent dans la fange
Sans la savoir fange, ni se savoir porcs.
De même les hommes dans le marigot
Des affaires, du pouvoir, de la gloriole,
Ignorent qu’ils se vautrent dans leur moi,
Qui n’est plus d’homme mais de singe.
Ô rude, ô malheureuse condition
Simiesque ! Certains se doutent
De quelque chose, et se harcèlent eux-mêmes,
Misère, à chercher ce qu’ils ne savent pas
Qu’ils ont perdu, qu’ils ont vendu : leur âme.
23:18 Publié dans Faux prophètes | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : littérature, christianisme
20.05.2009
P.S.
... le livre dont me parlait une jeune libraire il y a quelques jours, celui qu'elle préférait cacher plutôt que d'inciter quiconque à infliger ça aux jeunes, le voici :
ah mon Dieu. 15-20 ans, vous avez bien lu. La couverture parle d'elle-même, mais on peut aussi voir l'argumentaire..." Et tu n'auras plus besoin de fumer des pétards, de changer de seringues ou d'antidépresseurs.
Tu te construiras fermement et courageusement.
Tu réussiras plus facilement tes études parce que tu auras bien compris les différences entre l'amitié, l'attirance et l'amour."
(en entier ici)
Et il faut bien dire que ce ton paternaliste et débilitant, on continue bien souvent de l'employer avec les adultes, comme si les fidèles du Christ devaient être d'éternels demeurés.
Pas de doute, il y a du boulot.
15:16 Publié dans Dans le Temps, journal, Faux prophètes | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : christianisme
14.05.2009
Ma réponse à l'ambiguïté perpétuelle de "La Vie"
Je trouve que Benoît XVI fait un travail magnifique en Terre Sainte, pas du tout un travail de professeur, mais un travail de saint. Un travail très concret. Qui ne mérite pas de commentaire ambigu ou équivoque, mais la gratitude pour ce qu'il fait pour l'humanité, et pour nous chrétiens, qu'il représente si bien.
Mon commentaire (pour l'instant en attente de validation) sur l’éditorial de Jean-Pierre Denis, ici.
Chaque semaine depuis que j’ai collaboré à ce magazine il m’est envoyé, et chaque semaine je souffre de sa campagne très ambiguë, jamais franche, envers le pape. Une fois, alors que le site de ce journal était envahi de commentaires haineux envers Benoît XVI, suite à un article très critique, j’ai laissé un commentaire poli mais ferme pour indiquer que nous ferions mieux de le soutenir, au lieu de faire le même jeu que la grande presse athée. Aussitôt que mon commentaire a été validé, l’article a été retiré de la page, puis remplacé par un autre article critiquant le lynchage du pape par la presse. (Le premier article a été ensuite maintenu dans les archives du site -ici - mais sans ses commentaires).
Voilà, ma réponse est simple, car c’est un cri du coeur.
11:49 Publié dans Dans le Temps, journal, Faux prophètes, Revue de presse | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : christianisme
05.05.2009
Aux limaçons désabusés : Dieu n’est pas gris, Il vous fait dire
Mon immeuble est sympathique. Quand nous avons des livres en trop, les uns ou les autres, nous les déposons devant la loge de la gardienne, et se sert qui en veut. De retour des courses, à l’instant, je trouve parmi quelques ouvrages Antigone d’Henry Bauchau, un dossier Trakl par Jean-Michel Palmier, et La part manquante, de Christian Bobin. Je les prends, ne les ayant pas lus. En quatrième de couverture de ce dernier petit livre, je lis ces mots épouvantables de Bobin – et j’en parle car il me semble que pas mal de chrétiens s’abusent avec cet auteur :
“C’est par incapacité de vivre que l’on écrit. C’est par nostalgie d’un Dieu que l’on aime. Un livre, c’est un échec. Un amour, c’est une fuite. Nous ne pouvons entreprendre que de biais, nous ne pouvons vivre que de profil. Nous ne sommes jamais où nous croyons être. Notre désir est voué à l’errance. Notre volonté est sans poids.”
Eh ben. Bienvenue chez les morts-vivants, les limaçons désabusés, les filets d’eau coulant dans un lavabo bouché ! Bon, quand même, juste après, il corrige un peu :
“Parfois quand même, on approche quelque chose. Parfois quand même on reçoit des nouvelles de l’éternel. Le battement des lumières sur un visage. La tombée de la foudre dans une encre.”
Eh ben mon Christian, tu vois que tu pourrais, si tu voulais ! Pourquoi “parfois” ? Pourquoi pas “tout le temps” ? Allons mon ami, à croire que tu veux déprimer même Jésus ! Lis Nietzsche, si ta plaine chrétienne est si morne ! Ah mais quel ennui, tous ces écrivants gris ! Et plus grand est l’ennui si en plus, ils veulent parler d’esprit. Vous ne savez pas que le Christ vous a donné la vie, et pas la petite vie oblique et impuissante, non, la vie surabondante ! Je veux bien que vous ne grimpiez pas au ciel tous les jours, mais alors allez faire un tour dans les gouffres, les jungles, les mathématiques, que sais-je, risquez-vous, faites quelque chose de vous, remuez-vous, réagissez, bon sang de bon sang ! Ah tiens, je crois que je préfère encore le Delerm, lui aussi il est bien gris de chez gris, mais au moins il embarque pas Dieu dans sa grisaille. Je crois que je préfère n’importe quel best-seller à la noix, qui au moins n’a pas la prétention de produire une petite musique spirituelle, qui au moins n’a pas ce mensonge de faire croire que la vie est si peu de chose. C’était bien la peine que le Christ meure sur la croix pour nous donner l’amour, la béatitude et la vie éternelle !
20:23 Publié dans ARt de lire, Dans le Temps, journal, Faux prophètes | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : littérature, christianisme
01.04.2009
Restes mous du libéralisme triomphant
À considérer les intellectuels médiatiques et emblématiques d’une France qui essayait encore de briller de tous les feux de sa culture et de son aisance, il sautait aux yeux qu’en dépit de leurs discours, ils se répartissaient, dans leur vie publique comme dans leur vie privée, les rôles de leur classe créés au dix-neuvième siècle. Dominaient ceux qui étaient nés pour dominer, non en raison de qualités humaines, mais en fonction de leur qualité sociale. Quelques-uns parvenaient à gagner des places en s’élevant d’un barreau à l’autre de toute la longueur de leurs dents, mais ainsi agrippés ils devaient demeurer leur vie durant dans l’inconfort de cette grotesque position.
Quelques décennies plus tôt, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, qui s’étaient pourtant posés en libérateurs du peuple et de la femme, avaient ensemble fait lourdement payer leurs aises sexuelles à bien des jeunes filles qu’ils instrumentalisaient et faisaient souffrir sans vergogne, tandis que lui, malgré leur pacte, mentait à sa bourgeoise comme l’eût fait n’importe quel bourgeois afin de s’amuser tout en s’assurant la permanence d’une femme parachute. Soumise au vouloir de son homme, la soi-disant libre Simone, vieille fille décidément rangée malgré ses frasquettes, n’avait même pas eu le courage d’aller jusqu’au bout de son amour pour Nelson Algren. Beaucoup de belles paroles distribuées au public, beaucoup de souffrances infligées en privé, entre eux et à leur entourage. Encore que ces paroles ne fussent belles qu’en apparence, l’existentialisme de Sartre, avec sa conception de l’homme comme « passion inutile », étant empreint d’une désespérance sans appel, et le féminisme de Beauvoir d’une intense détestation du corps de la femme. Imposture totale. Comme l’était aussi maintenant l’imposture de Sad, de son couple, et de toute une élite intellectuelle et politique qui affichait des prétentions de guide mais était en fait complètement dévorée par le spectacle. Quiconque se risquait derrière les façades du décor, comme je l’avais fait, tombait dans le vide, et s’il survivait à sa chute risquait d’être broyé par l’excavatrice qui continuait à creuser la tombe qu’était devenu leur être rongé par le mensonge.
Oui, la vieille échelle porte-malheur que décrivait en riant mon ami Dany Laferrière était toujours d’actualité : la Blanche fait jouir le Blanc, le Noir fait jouir la Blanche, et la Noire, dernière des derniers, fait jouir le Noir. Bien entendu le Noir n’est pas nécessairement celui qui a la peau sombre, mais, ainsi que le notait Milena Jesenska dans ses chroniques sur un monde qui s’acheminait vers le désastre de la Seconde Guerre mondiale, le « Nègre » est celui qui est en position sociale ou politique de dominé, qu’il s’agisse d’un Juif, d’un pauvre, d’un Tzigane, d’un Arabe, d’une femme, d’un jeune ou d’un vieux. Le Blanc exploite et exclut la Blanche, qui exploite et exclut le Noir, qui exploite et exclut la Noire : chacun avait une place dans ce système, et à moins d’occuper la toute dernière, une place d’exploitant autant que d’exploité, d’écartant autant que d’écarté.
La métaphysique de la vie privée dévoile la métaphysique de la politique, a dit un jour Milan Kundera. C’était une maladie fort répandue chez les intellectuels, qui avaient en France pour tradition de donner sans cesse des leçons au peuple, que de ne pas conformer leur discours à leurs actes. Tout comme aucun des politiques, urbanistes et architectes complices n’aurait habité les barres de béton parées de noms lumineux à la façon de la glorieuse ancêtre Cité radieuse (« maison du fada », rigolèrent les Marseillais, « réceptacle parfait d'une famille », dixit martialement Le Corbusier), où ils parquaient ceux dont ils se nourrissaient. L’homme est un mouton pour l’homme. Et le grand bourgeois, qui se voudrait élite éclairée, n’est pas même un loup, il est un veau. « Ce ne sont pas les riches bourgeois qui achetèrent des tableaux de Cézanne et de Monet qu’ils dédaignaient », me rappelait mon cher Sarane Alexandrian, ancien compagnon de route de Breton, « mais l’employé des douanes Vincent Choquet, le pâtissier Eugène Maurer, qui collectionna trente Renoir quand personne n’en voulait, le baryton Faure, etc. »
Ce si vieux et triste dix-neuvième siècle n’en finissait pas de ne pas vouloir mourir, d’autant qu’après l’espoir suscité par la révolution sociale et sexuelle des années 60, il ne semblait demeurer d’alternative que dans la morne perpétuelle insatisfaction, impitoyablement décrite par Michel Houellebecq, à laquelle nous condamnait le libéralisme triomphant.
Alors quoi ? Il fallait inventer et explorer, à ses risques et périls.
in Forêt profonde, qui subit ceci
Et dans la série grégaire guéguerre contre la Vérité, "eh bien, la guerre !", c'est le titre de la chronique de l'un de ces intellectuels façon BHV ou H&M de la troupette souvent autoproclamée élitiste, dont les petits soldats se démènent aussi, avec beaucoup d'élégance, ainsi.
12:22 Publié dans Dans le Temps, journal, Faux prophètes, Sarane Alexandrian | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : littérature
30.01.2009
Signes de souffrance sur le site de La Vie
"Nier un crime,dénier la réalité d'une souffrance? C'est de la complicité ou c'est pathologique..? C'est en tout cas inadmissible de la part d'un chrétien
surtout en charge d'âmes." bernadette gaie-abello De paris 5°
" Cette réintégration imposée par Benoit XVI risque d'entraîner de nouvelles divisions.
C'est insupportable d'appartenir maintenant à la même Eglise que ce prélat négationniste.
Où est l'Esprit de l'Evangile?" Bertrand BACHOLLET De ANTONY
"Je pense que le reniement de telles déclarations par ce "monsieur" auraient dû être le préalable à toute levée d'excommunication le concernant.On ne peut pas "réunir" l'Eglise à n'importe quel prix." Anita VIALE De NICE
"Le pape s'est clairement exprimé sur le négationisme. Dieu merci, c'était bien le moins qu'il pouvait faire. Mais le mal est fait. Les propos sinistres de Williamson ont un retentissement plus grand que ceux du pape... Les juifs et les chrétiens n'avaient pas besoin de cela." Alain Gleizes De Toulouse
" Je suis plus qu'attristé, je suis déconcerté !
Il n'est pas possible d'avoir plusieurs discours...
et des actes qui contredisent certains propos.
Je suis heureux d'être catholique, mais...
Je finis par avoir honte de l'église à laquelle j'appartiens ou tout au moins des instances dirigeantes. Cela me fait souffrir." Michel Debrie De Draveil
"Il est vraiment de plus en plus difficile de rester fidèle à cette Eglise. Je voudrais tellement qu'elle s'en tienne au message du Christ !" Elisabeth LAURENT De Laxou
"Je trouve scandaleux les propos de Williamson et qu'en mm temps, le Vatican soit résolument tourné vers son passé, plus actif à réhabiliter des intégristes et faire une fois de plus des proposition "d'ouverture" vers le passé et son aile d'extrême-droite quand, ailleurs, toutes éventualités d'ouverture à l'accueil des divorcés remariés, les homosexuel-les sont écartées systématiquement...
Quel bel exemple de modernité donne-t-on à nos détracteurs, hors ou dans l'Eglise.
Et quel affront supplémentaire, cette Eglise-du-haut fait au peuple en marche.
Benoit 13 et 3 devra rendre des comptes..." Henri de PORTZAMPARC De PARIS
...
Les signatures et les témoignages continuent d'affluer sur le site de La Vie - plus de 1860 à cette heure. Les gens souffrent. L'Église souffre. On ne pactise pas impunément avec le diable. Mais le diable ne peut s'empêcher de trahir, y compris se trahir lui-même. Les paroles de Williamson ont permis de laisser éclater la mesure du malaise après cette réintégration semble-t-il bien mal préparée de lefebvristes dont quelques-uns ne cachent pas leur pensée nauséabonde. "Le chef de la communauté lefebvriste du nord-est de l'Italie, Don Floriano Abrahamowicz n'a-t-il pas tenu à exposer ce jeudi dans « La Tribune de Trévise » ses thèses négationnistes en déclarant que les chambres à gaz ont existé « au moins pour désinfecter, mais je ne peux pas dire si elles ont fait des morts ou non, parce que je n'ai pas creusé la question » ?", lit-on encore ici. Oui, comment supporter avec joie d'appartenir à une Église ainsi contaminée ? Peut-être en songeant que cette libération de parole signe l'heure d'une prochaine évolution profonde de l'institution. Quand le désir vital, quand la volonté, quand l'esprit l'exigent...
02:26 Publié dans Faux prophètes | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : christianisme
29.01.2009
Attention !
Je lis dans La Vie de cette semaine que Richard Williamson, l'évêque négationniste ("200 à 300 000 juifs ont péri dans les camps de concentration nazis, mais pas un dans les chambres à gaz", dit-il), "s'est déjà illustré par ses convictions révisionnistes sur le 11 septembre 2001, qu'il décrit comme "le plus grand mensonge du siècle". "Aucun avion n'a détruit les tours", affirme-t-il, et les attentats sont le fait du gouvernement américain.
"Pas de négationnistes dans l'Eglise" : j'ai signé l'appel des intellectuels catholiques initié par ce journal, que l'on peut lire et signer ici.
"Car ces gens-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, qui se déguisent en apôtres du Christ. Et rien d'étonnant : Satan lui-même se déguise bien en ange de lumière. Rien donc de surprenant si ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Mais leur fin sera conforme à leurs oeuvres." 2 Co, 11, 13-15
"Vous êtes du diable, votre père, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Il était homicide dès le commencement et n'était pas établi dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui : quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, parce qu'il est menteur et père du mensonge." Jean, 8, 44
image du Beatus de Valcavado ou de Valladolid, ici
12:34 Publié dans Faux prophètes | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : christianisme
25.11.2008
Patience et vérité
Il faut du temps pour faire advenir toute la vérité aux yeux des hommes. Il faut combattre longtemps et patiemment pour elle. Si l’on est trop pressé on est enterré par les hommes qui ne veulent la voir révélée ou ne peuvent y croire, et elle risque d’être enterrée aussi.
À tout soutien véritable, merci.
13:57 Publié dans Dans le Temps, journal, Faux prophètes | Lien permanent | Envoyer cette note



