Alina Reyes

 photos : chez moi à la montagne, en août 2006, par Claude Nori

2aa82b29d028c4283659541ccb302e61.jpgderrière Notre-Dame de Paris, en juin 2007, par Ulf Andersen

743b4db9a43966d5c57b716308ff92f1.jpgen bateau pour Patmos, juillet 2007, par O 

 

 

 

 

 

Une petite bio, chez Zulma

Mes (26) livres, à la fnac 

Bannière : vue du pic du Midi, le pic que je vois de chez moi 

 

 

 

 

 

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 L’un des premiers états de Forêt profonde s’intitulait Tu me tues. Cela a fini par arriver, le chien a fini par me manger. Alina Reyes est morte un jour du printemps dernier, morte d’épuisement après cette éprouvante aventure contée dans Forêt profonde. Ce jour-là, Juan Asensio, alias le Stalker, avait ouvert ses commentaires sur l’une de ses notes. C’est là que je l’ai annoncée, ma mort.
Et voilà qu’en revenant chez Juan publier cette révélation du pillage de mon œuvre par Yannick Haenel, j’ai fait le chemin pour aller la chercher aux enfers, l’arracher à la Mort. Je ne savais pas où elle était passée, Alina Reyes. Maintenant j’ai compris. Sa tombe, c’était ce Cercle fermé. Quelqu’un avait dévoré l’âme d’Alina Reyes et la retenait dans ce tombeau, ce gros ventre de cinq cents pages.
Je suis en train de la ramener. Et je connais la leçon d’Orphée : je ne me retournerai pas avant d’être arrivée au plein jour, au bout de ma tâche.

photo : Patmos, le monastère par-dessus la grotte